01.05.2012
Etat du descriptif quasi définitif (en rouge ce qu'il reste à faire !!!)
Séquence I : des personnages romanesques : pour quoi faire ?
Séquence I : des héros « héroïques » ?
Objet d’étude : le personnage de roman, du XVIIème siècle à nos jours.
Perspectives secondaires : les genres et les registres, les caractéristiques de la narration.
Problématique : que met en jeu la fiction en construisant des personnages romanesques ?
LA
LA ( 1) portrait de mademoiselle de Chartres La princesse de Clèves Madame de Lafayette, 1678
LA ( 2) « La mort de Gavroche », Les Misérables Victor Hugo, 1862
LA ( 3) Excipit du Père Goriot Balzac, 1835
LA ( 4) « Portrait de Nana », L’assommoir Zola, 1877
Textes complémentaires : autour de la notion d’héroïsme
« Un héros en diamant », Roland furieux L’Arioste, 1516
« La mort de Julie » La nouvelle Héloïse Rousseau, 1761
« Le portrait du colonel Chabert » Le colonel Chabert Balzac, 1832
« Fabrice à Waterloo » La chartreuse de Parme Stendhal, 1839
« Les séparés » La peste Camus 1947
Incipit Voyage au bout de la nuit Céline 1932
Activités complémentaires :
Lecture d’images :adaptation de la nouvelle de madame de Lafayette « La princesse de Montpensier » par Tavernier (2010)
Histoire des arts : le mythe napoléonien « Bonaparte au pont d’Arcole » Gros 1796, « Les pestiférés de Jaffa » Gros 1804.
Les registres : le réalisme, l’épique : « Chevalier terrassant le dragon », anonyme XIIIème siècle, « Le serment des Horaces » David 1748, « L’enterrement à Ornans » Courbet 1850.
Dimension symbolique et allégorique : « La liberté guidant le peuple » Delacroix 1830.
Lecture cursive : La mort du roi Tsongor Laurent Gaudé, 2002 : le roman contemporain à l’épreuve de l’épique merveilleux
Séquence II : des âmes noires, blanches et grises …
Étude d’une œuvre intégrale Le rapport de Brodeck P. Claudel 2008
Objets d’étude croisés : le personnage de roman, du XVII ème siècle à nos jours / la question de l’homme dans les genres de l’argumentation du XVII ème siècle à nos jours
Problématique : Comment l'écriture romanesque permet-elle de mettre en scène l'ambivalence de l'être
humain ?
LA
LA (5) : incipit du roman, chapitre I, p 11 à 13 de « Je m’appelle Brodeck … jusqu’à « …. Je dirais l’Ereignës »
LA (6) : l'arrivée au camp, chapitre IX, p. 79 à 80, de « Au bout du chemin... » jusqu'à « ...son regard. »
LA (7) : le vol de la bonbonne, chapitre XXXVII, p 353 à 355, de « Ce que nous vîmes … » jusqu’à « …
grâce à quelques gouttes d’eau ».
Textes complémentaires : fables et apologues
« Le loup et le chien » La Fontaine Fables livre I La Fontaine 1668
« Les grenouilles qui demandent un roi » La Fontaine Fables Livre III 1668
« Le chat bourgeois » Anouilh Fables 1962
Questions d’ensemble
Humanité et animalité : ambivalence et symbolisme
La vision d’une humanité : blanche, grise et noire …
L’histoire réelle dans le roman : traces et inscriptions.
Activités complémentaires : Interview (extraits) de P. Claudel
Histoire des arts : Egon Schiele ; deux autoportraits de 1912et« L’homme nu à la serviette rouge »
1914 , Francis Bacon ; autoportrait de 1978 : une vision cauchemardesque d’une inhumanité. Chagall ou le rêve d’une humanité féerique : « Mariée » 1950, « Paysage bleu » 1950
Lecture cursive : La curée Zola
Séquence III : et pourquoi pas l’utopie ?
Objet d’étude : l’humanisme
Problématique : en quoi les valeurs humanistes peuvent-elles fonder l’écriture d’un autre monde ?
LA
( LA 8) « L’abbaye de Thélème » Gargantua Rabelais 1532
( LA 9) « Le royaume des oiseaux » Cyrano de Bergerac Les Estats et Empires du soleil 1552-1562
Textes et documents complémentaires :
« Description de la ville » Utopia T. More
« Des cannibales » Essais Montaigne Essais, I, XXXI, 1588-1592
Première présentation de l’île de W (chapitre XII ) et extrait du dernier chapitre de W (chapitre XXXVI)
W ou le souvenir d’enfance Pérec 1975
Activités complémentaires : « Animal Farm » long métrage d’animation britannique de John Halas et Joy Batchelor, 1954, adaptation du roman La Ferme des animaux (1945) de George Orwell.
Lecture d’images : « le banquet d’Athènes » Raphaël 1509, « la cité idéale »Giorgo Martini 1575
Questions d’ensemble :
L’humanisme : un mouvement littéraire et une pensée récurrente : de Montaigne à Camus.
De l’utopie à la dystopie : histoire d’un genre.
Lecture cursive : La peste Camus 1951
Séquence IV : « De l’amour j’ai toutes les fureurs » Phèdre Racine
Objet d’étude : le théâtre et ses représentations
Perspectives d’étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l'histoire littéraire et culturelle ; réflexion sur l'intertextualité et la singularité des textes.
Problématique : comment mettre en scène le discours tragique ?
LA
( LA 10) L’aveu à Oenone I 3 : de « Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d'Egée …. » à « …. Un reste de chaleur tout prêt à s'exhaler. »
( LA 11) L’aveu à Hippolyte II 5 : de « Ah ! cruel, tu m'as trop entendue ! » à « Donne. »
( LA 12) Le récit de Théramène V 6 : de « A peine nous sortions des portes de Trézène « à « … Et que méconnaîtrait l'oeil même de son père. »
Textes et documents complémentaires
Préface de Racine
Chéreau : « Pourquoi et comment monter Phèdre de Racine » Le Monde, 14. 01. 2003
Antoine Vitez Le Théâtre des idées, réécriture de Phèdre de Racine
Guy Boquet, « Variations sur Phèdre », La Revue d’Histoire du Théâtre, n °204, 1999.
Jean-Louis Barrault, (1946 mise en scène) Mise en scène de Phèdre, Seuil, « Points », 1972
Questions d’ensemble
La tragédie est une affaire de famille : les personnages comme incarnation du tragique
Phèdre : un rôle écrasant
L’amour tragique et la mise en scène de sa parole sur scène
Un théâtre de la cruauté : la figure du monstre et des dieux.
Activités complémentaires proposées à la classe :
Autour de la mise en scène de Phèdre :
Analyse de la mise en scène de la scène d’exposition et des scènes présentées en lectures analytiques : DVD de la représentation de la pièce mise en scène par P. Chéreau (2003)
Lecture d’images : affiches de différentes représentations de la pièce : mise en scène de C. Rist en 2002 à la Cartoucherie de Vincennes et la mise en scène de Anne Delbée à la Comédie Française en 1982
Lecture cursive : La guerre de Troie n’aura pas lieu Giraudoux, 1935
Réalisation individuelle d’un « carnet de mise en scène »
Séquence V : un conte libertin et satirique L’ingénu de Voltaire
Objet d’étude croisés : l’argumentation - la question de l’homme
Problématique : quelle stratégie argumentative se cache derrière la fiction ?
LA
(LA 13) Incipit de « Un jour …. » à « …. pour elle » à … Notre Dame de la Montagne. »
(LA 14) Chapitre XVI de « Elle rencontre un jésuite » à « …. cet amant infortuné »
(LA 15) Chapitre XX de « Lorsque le moment fatal fut arrivé » à « …. de la misère humaine. »
Textes complémentaires
Le mythe du bon sauvage :Montaigne « Des cannibales » : Les essais 1595, Diderot Supplément au voyage de Bougainville « Le discours du vieillard aux Tahitiens » ( 1796 - publication posthume),
Du libertinage « intellectuel » (Cyrano de Bergerac) au libertinage des « mœurs » : la tirade de l’inconstance Dom Juan (1682) Molière, la lettre 48 des Liaisons dangereuses (1782) Choderlos de Laclos
Questions d’ensemble :
Le mythe du bon sauvage : de l’humanisme aux Lumières : et après ?
Mademoiselle de Saint Yves ou « Quand la vertu tue … » : en quoi ce personnage contribue-t-il à la construction de la dimension satirique et « romanesque » ?
Du libertinage « intellectuel » (Cyrano de Bergerac) au libertinage des « mœurs »
Lecture de l’image : deux extraits de « Ridicule » ( 1996) de P. Leconte : « le rôle de la parole (jeu des rimes) », « la preuve de l’existence de dieu » (ou quand la parole va trop loin)
Activités proposées à la classe
Le mythe du bon sauvage : Jan van Kessel le Vieux Scène de cannibalisme, Desportes Pêcheur et chasseur indien (quatrième quart du XVIIIème siècle), Et l’or de leur corps Paul Gauguin 1901, publicité pour la bière Tahitienne « Hinano », 2010.
Histoire des arts : Fragonard « Le verrou » ( 1778)
Lecture cursive : La religieuse Diderot
Séquence VI : de l’utilité de l’écrivain
Objets d’étude croisés : l’argumentation – la question de l’homme
Problématique : par quels procédés, genres et registres l’écrivain peut-il dénoncer les injustices ou les inégalités de son époque ?
LA
( LA 16) « Bardamu dans l’usine » Céline, Voyage au bout de la nuit (1932).
Textes complémentaires :
Marivaux, L'île des esclaves, (1725)
Montesquieu, Lettres Persanes, lettre CLXI (1721).
V.Hugo, « Melancholia » in Les Contemplations (1856).
Questions d’ensemble :
Les procédés de l’argumentation littéraire.
L’écrivain se doit-il d’être utile ?
Histoire des arts :
Tardi : de l’utilité d’un artiste de bande dessinée engagé dans une œuvre graphique.
Séquence VII : et pourquoi pas dire la beauté du monde ? (GT)
Objet d’étude : la poésie
Problématique : comment la poésie peut-elle se faire célébration du monde ?
LA :
(LA 17) « Le cageot » Francis Ponge Le parti pris des choses 1942
( LA 18) « Aube » Rimbaud Illuminations
Textes complémentaires :
« Ode à Cassandre », Ronsard Les odes 1552
« Ode », Théophile de Viau Oeuvres poétiques 1621-1623
« Correspondances », Baudelaire Les fleurs du mal 1857
« Une charogne », Baudelaire Les fleurs du mal 1857
« Fleurs », Rimbaud Illuminations 1886
Question de synthèse :
Que célèbre la poésie ? « Le beau » est-il objet de célébration poétique ? (sujet de dissertation : « le rôle principal du poète est-il de célébrer le monde ? »)
La femme « muse » : groupement de représentations picturales et iconographiques : Ingres baigneuses et odalisques, Man Ray « Violon d’Ingres » 1924, « Noire et blanche » 1926 « Explosante fixe », 1934 , « Léda atomica » Dali 1949
Séquence VIII : « A la fin tu es las de ce monde ancien » : entre élégie et modernité
Objet d’étude : la poésie
Oeuvre intégrale : section « Les rhénanes » Apollinaire Alcools 1913
LA
( LA 19) « Nuit rhénane »
( LA 20) « La Lorelei »
( LA 21) « Mai »
Textes complémentaires : (les autres poèmes de la section des « Rhénanes »)
« La synagogue »
« Les cloches »
« Schinderbannes »
« Rhénane d’automne »
« Les sapins »
« Les femmes »
Activités complémentaires proposées à la classe : du passé peut-on faire table rase ? « Zone » : une célébration de la modernité (le début du poème), un « art poétique », un extrait de « la chanson du mal aimé », le lyrisme « en creux ». « Manifeste du futurisme » Marinetti.
Questions de synthèse :
Le jeu entre la tradition et la modernité dans l’œuvre d’Apollinaire à travers la section des « Rhénanes »
La cohérence d’une section poétique : les thèmes récurrents des « Rhénanes ».
Histoire des arts : le futurisme ( manifeste de 1909) et le cubisme
Lecture cursive commune aux séquences VII et VIII : Un certain Plume Michaux
Séquence IX : Œdipe et ses doubles
La machine infernale 1932 Jean Cocteau / Œdipe roi Sophocle 415 avt JC / Œdipe roi Lamaison 1999
Objet d’étude : les réécritures (IO)
Problématique : comment la réécriture d’un mythe lui donne-t-elle sens ?
LA
LA (22) : La scène d’exposition I
LA (23) : la rencontre entre Œdipe et le sphinx acte II
LA ( 24) : la scène finale : le départ d’Œdipe acte IV
Textes complémentaires :
« La voix » La machine infernale, Jean Cocteau, 1932 comparaison avec « Le prologue » Antigone Anouilh, 1944
Le prologue d’Oedipe roi Sophocle 415 avt JC comparaison avec le premier chapitre de Œdipe Roi Lamaison (roman policier) 1999
« Phèdre ou le désespoir » Feux M. Yourcenar 1932 (une réécriture à mettre en lien avec La curée de Zola et Phèdre de Racine))
Hamlet Shakespeare 1606 Acte I scène V en lien avec la première scène de La machine infernale
Activités complémentaires proposées à la classe : extraits du film de Cocteau : « le testament d’un poète »
Questions de synthèse : pistes de réflexion :
Réécritures irrévérencieuses : mises en cause de l’oeuvre passée, recherches d’une nouveauté, destruction / reconstruction : pastiches, parodies,manifestes (fonctions parodiques), transformations d’une vision de l’homme et du monde
Hommages et continuités ; peut-on créer à partir de rien ? Mythes littéraires et sacrés : permanence des thèmes : : influences et sources d’inspiration : enrichissement, autocitations, séries …
Le travail du créateur : réécriture comme appropriation : les formes : transposition, expansion, changement de genre : l’interprétation : donner un nouveau sens aux mythe : les limites : choix du modèle / références infinies ….
Sur l’œuvre de Cocteau : la démythification / la modernisation / l’inscription dans une continuité littéraire
Histoire des arts : les métamorphoses de « La Joconde » de Soupault à aujourd’hui
Lecture cursive : « Antigone ou le choix » Marguerite Yourcenar Feux 1932
Séquence X : le personnage théâtral aux prises avec l’héroïsme
Objets d’étude croisés : la question de l’homme / le théâtre et ses représentations
Objet d’étude : le théâtre et ses représentations (GT)
Problématique : la mise en scène de l’intériorité du personnage théâtral questionne-t-elle le statut héroïque ?
LA ( LA 25) « Monologue à la lune » Lorenzaccio Musset
Textes complémentaires : figures et représentation du pouvoir à travers le théâtre : Alfred Jarry, Ubu Roi, acte III, scènes 3 et 4, 1888, Jean-Paul Sartre, Les Mouches, Acte II, scènes 3 et 4, 1943 , Albert Camus, Caligula, acte II, scène 5, 1944, Eugène Ionesco, Le Roi se meurt, 1962.
Questions d’ensemble :
La représentation de l’homme au pouvoir (textes complémentaires)
Les fonctions du monologue théâtral
Le théâtre n’est-il que le lieu de l’artifice et de l’illusion ?
Séquence XI : l’humanisme - question de l’homme (OI extrait long) : la guerre picrocholine Gargantua Rabelais (du chapitre 25 à 52)
Perspective : comment les valeurs humanistes construisent-elles une interrogation sur les pouvoirs et les savoirs ?
LA (26) : les causes de la guerre (extrait du chapitre 25)
LA ( 27) : le combat de Frère Jean des Entommeurs ( extrait du chapitre 27)
LA (28) : le discours de Gargantua aux vaincus ( extrait du chapitre 50)
Textes complémentaires : le savoir au centre de la réflexion humaniste. Extraits des chapitres 14 et 15, l’éducation sophiste chapitre 23 L’éducation humaniste de Gargantua
Question de synthèse : une guerre humaniste.
Histoire des arts : « Les ambassadeurs » Hans Holbein le jeune 1533
Activité proposée à la classe : représentation d’une pièce de théâtre « Naz »
Lecture cursive commune aux séquences X et XI : « Discours de la servitude volontaire » La Boétie
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27.02.2012
Etat du descriptif tel qu'il devrait être pour les oraux blancs
Séquence I : des personnages romanesques : pour quoi faire ?
Séquence I : des héros « héroïques » ?
Objet d’étude : le personnage de roman, du XVIIème siècle à nos jours.
Perspectives secondaires : les genres et les registres, les caractéristiques de la narration.
Problématique : que met en jeu la fiction en construisant des personnages romanesques ?
LA
LA ( 1) portrait de mademoiselle de Chartres La princesse de Clèves Madame de Lafayette, 1678
LA ( 2) « La mort de Gavroche », Les Misérables Victor Hugo, 1862
LA ( 3) Excipit du Père Goriot Balzac, 1835
LA ( 4) « Portrait de Nana », L’assommoir Zola, 1877
Textes complémentaires : autour de la notion d’héroïsme
« Un héros en diamant », Roland furieux L’Arioste, 1516
« La mort de Julie » La nouvelle Héloïse Rousseau, 1761
« Le portrait du colonel Chabert » Le colonel Chabert Balzac, 1832
« Fabrice à Waterloo » La chartreuse de Parme Stendhal, 1839
« Les séparés » La peste Camus 1947
Incipit Voyage au bout de la nuit Céline 1932
Activités complémentaires :
Lecture d’images :adaptation de la nouvelle de madame de Lafayette « La princesse de Montpensier » par Tavernier (2010)
Histoire des arts : le mythe napoléonien « Bonaparte au pont d’Arcole » Gros 1796, « Les pestiférés de Jaffa » Gros 1804.
Les registres : le réalisme, l’épique : « Chevalier terrassant le dragon », anonyme XIIIème siècle, « Le serment des Horaces » David 1748, « L’enterrement à Ornans » Courbet 1850.
Dimension symbolique et allégorique : « La liberté guidant le peuple » Delacroix 1830.
Lecture cursive : La mort du roi Tsongor Laurent Gaudé, 2002 : le roman contemporain à l’épreuve de l’épique merveilleux
Séquence II : des âmes noires, blanches et grises …
Étude d’une œuvre intégrale Le rapport de Brodeck P. Claudel 2008
Objets d’étude croisés : le personnage de roman, du XVII ème siècle à nos jours / la question de l’homme dans les genres de l’argumentation du XVII ème siècle à nos jours
Problématique : Comment l'écriture romanesque permet-elle de mettre en scène l'ambivalence de l'être
humain ?
LA
LA (5) : incipit du roman, chapitre I, p 11 à 13 de « Je m’appelle Brodeck … jusqu’à « …. Je dirais l’Ereignës »
LA (6) : l'arrivée au camp, chapitre IX, p. 79 à 80, de « Au bout du chemin... » jusqu'à « ...son regard. »
LA (7) : le vol de la Bonbonne, chapitre XXXVII, p 353 à 355, de « Ce que nous vîmes … » jusqu’à « …
grâce à quelques gouttes d’eau ».
Textes complémentaires : fables et apologues
« Le loup et le chien » La Fontaine Fables livre I La Fontaine 1668
« Les grenouilles qui demandent un roi » La Fontaine Fables Livre III 1668
« Le chat bourgeois » Anouilh Fables 1962
Questions d’ensemble
Humanité et animalité : ambivalence et symbolisme
La vision d’une humanité : blanche, grise et noire …
L’histoire réelle dans le roman : traces et inscriptions.
Activités complémentaires : Interview (extraits) de P. Claudel
Histoire des arts : Egon Schiele ; deux autoportraits de 1912et« L’homme nu à la serviette rouge »
1914 , Francis Bacon ; autoportrait de 1978 : une vision cauchemardesque d’une inhumanité. Chagall ou le rêve d’une humanité féerique : « Mariée » 1950, « Paysage bleu » 1950
Séquence III : et pourquoi pas l’utopie ?
Objet d’étude : l’humanisme
Problématique : en quoi les valeurs humanistes peuvent-elles fonder l’écriture d’un autre monde ?
LA
( LA 8) « L’abbaye de Thélème » Gargantua Rabelais 1532
( LA 9) « Le royaume des oiseaux » Cyrano de Bergerac Les Estats et Empires du soleil 1552-1562
Textes et documents complémentaires :
« Description de la ville » Utopia T. More
« Des cannibales » Essais Montaigne Essais, I, XXXI, 1588-1592
Première présentation de l’île de W (chapitre XII ) et extrait du dernier chapitre de W (chapitre XXXVI)
W ou le souvenir d’enfance Pérec 1975
Activités complémentaires : « Animal Farm » long métrage d’animation britannique de John Halas et Joy Batchelor, 1954, adaptation du roman La Ferme des animaux (1945) de George Orwell.
Lecture d’images : « le banquet d’Athènes » Raphaël 1509, « la cité idéale »Giorgo Martini 1575
Questions d’ensemble :
L’humanisme : un mouvement littéraire et une pensée récurrente : de Montaigne à Camus.
De l’utopie à la dystopie : histoire d’un genre.
Lecture cursive : La peste Camus 1951
Séquence IV : « De l’amour j’ai toutes les fureurs » Phèdre Racine
Objet d’étude : le théâtre et ses représentations
Perspectives d’étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l'histoire littéraire et culturelle ; réflexion sur l'intertextualité et la singularité des textes.
Problématique : comment mettre en scène le discours tragique ?
LA
( LA 10) L’aveu à Oenone I 3 : de « Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d'Egée …. » à « …. Un reste de chaleur tout prêt à s'exhaler. »
( LA 11) L’aveu à Hippolyte II 5 : de « Ah ! cruel, tu m'as trop entendue ! » à « Donne. »
( LA 12) Le récit de Théramène V 6 : de « A peine nous sortions des portes de Trézène « à « … Et que méconnaîtrait l'oeil même de son père. »
Textes et documents complémentaires
Préface de Racine
Chéreau : « Pourquoi et comment monter Phèdre de Racine » Le Monde, 14. 01. 2003
Antoine Vitez Le Théâtre des idées, réécriture de Phèdre de Racine
Guy Boquet, « Variations sur Phèdre », La Revue d’Histoire du Théâtre, n °204, 1999.
Jean-Louis Barrault, (1946 mise en scène) Mise en scène de Phèdre, Seuil, « Points », 1972
Questions d’ensemble
La tragédie est une affaire de famille : les personnages comme incarnation du tragique : Phèdre : un rôle écrasant
L’amour tragique et la mise en scène de sa parole sur scène
Un théâtre de la cruauté : la figure du monstre et des dieux.
Activités complémentaires proposées à la classe :
Autour de la mise en scène de Phèdre :
Analyse de la mise en scène de la scène d’exposition et des scènes présentées en lectures analytiques : DVD de la représentation de la pièce mise en scène par P. Chéreau (2003)
Lecture d’images : affiches de différentes représentations de la pièce : mise en scène de C. Rist en 2002 à la Cartoucherie de Vincennes et la mise en scène de Anne Delbée à la Comédie Française en 1982
Lecture cursive : La guerre de Troie n’aura pas lieu Giraudoux, 1935
Réalisation individuelle d’un « carnet de mise en scène »
Séquence V : un conte libertin et satirique L’ingénu de Voltaire
Objet d’étude croisés : l’argumentation - la question de l’homme
Problématique : quelle stratégie argumentative se cache derrière la fiction ?
LA
(LA 13) Incipit de « Un jour …. » à « …. pour elle » à … Notre Dame de la Montagne. »
(LA 14) Chapitre XVI de « Elle rencontre un jésuite » à « …. cet amant infortuné »
(LA 15) Chapitre XX de « Lorsque le moment fatal fut arrivé » à « …. de la misère humaine. »
Textes complémentaires
Le mythe du bon sauvage :Montaigne « Des cannibales » : Les essais 1595, Diderot Supplément au voyage de Bougainville « Le discours du vieillard aux Tahitiens » ( 1796 - publication posthume),
Du libertinage « intellectuel » (Cyrano de Bergerac) au libertinage des « mœurs » : la tirade de l’inconstance Dom Juan (1682) Molière, la lettre 48 des Liaisons dangereuses (1782) Choderlos de Laclos
Questions d’ensemble :
Le mythe du bon sauvage : de l’humanisme aux Lumières : et après ?
Mademoiselle de Saint Yves ou « Quand la vertu tue … » : en quoi ce personnage contribue-t-il à la construction de la dimension satirique et « romanesque » ?
Du libertinage « intellectuel » (Cyrano de Bergerac) au libertinage des « mœurs »
Lecture de l’image : deux extraits de « Ridicule » ( 1996) de P. Leconte : « le rôle de la parole (jeu des rimes) », « la preuve de l’existence de dieu » (ou quand la parole va trop loin)
Activités proposées à la classe
Le mythe du bon sauvage : Jan van Kessel le Vieux Scène de cannibalisme, Desportes Pêcheur et chasseur indien (quatrième quart du XVIIIème siècle), Et l’or de leur corps Paul Gauguin 1901, publicité pour la bière Tahitienne « Hinano », 2010.
Histoire des arts : Fragonard « Le verrou » ( 1778)
Lecture cursive : La religieuse Diderot
Séquence VI : de l’utilité de l’écrivain
Objets d’étude croisés : l’argumentation – la question de l’homme
Problématique : par quels procédés, genres et registres l’écrivain peut-il dénoncer les injustices ou les inégalités de son époque ?
LA
( LA 16) « Bardamu dans l’usine » Céline, Voyage au bout de la nuit (1932).
Textes complémentaires :
Marivaux, L'île des esclaves, (1725)
Montesquieu, Lettres Persanes, lettre CLXI (1721).
V.Hugo, « Melancholia » in Les Contemplations (1856).
Questions d’ensemble :
Les procédés de l’argumentation littéraire.
L’écrivain se doit-il d’être utile ?
Histoire des arts :
Tardi
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26.01.2012
Sujet du bac blanc écrit jeudi 26 janvier
SUJET DE BAC BLANC
1 – Marivaux, L'île des esclaves, (1725)
2 – Montesquieu, Lettres Persanes, lettre CLXI (1721).
3 – V.Hugo, « Melancholia » in Les Contemplations (1856).
4 - Céline, Voyage au bout de la nuit (1932).
Texte1
Suite à un naufrage, Iphicrate, un jeune maître athénien et Arlequin, son esclave, ont échoué sur l'île des esclaves, habitée par d'anciens esclaves qui suppriment les maîtres ou qui les jettent dans l'esclavage. Alors que Iphicrate, désormais en danger, est pressé de partir à la recherche de ses camarades, et qu'il espère quitter l'île le plus rapidement possible, Arlequin ralentit le pas et n'a pas les mêmes intentions que son maître. Arlequin, dans ce passage, quitte son rôle d'esclave et expose la nouvelle situation dans laquelle le maître, Iphicrate, va subir l'épreuve de l'esclavage.
(...)
IPHICRATE, retenant sa colère. − Mais je ne te comprends point, mon cher Arlequin.
ARLEQUIN. − Mon cher patron, vos compliments me charment; vous avez coutume de m'en faire à coups de gourdin qui ne valent pas ceux-là; et le gourdin est dans la chaloupe[1].
IPHICRATE. − Eh ne sais-tu pas que je t'aime ?
ARLEQUIN. − Oui; mais les marques de votre amitié tombent toujours sur mes épaules, et cela est mal placé. Ainsi, tenez, pour ce qui est de nos gens, que le ciel les bénisse ! s'ils sont morts, en voilà pour longtemps; s'ils sont en vie, cela se passera, et je m'en goberge[2].
IPHICRATE, un peu ému. − Mais j'ai besoin d'eux, moi.
ARLEQUIN, indifféremment. − Oh ! cela se peut bien, chacun a ses affaires : que je ne vous dérange pas !
IPHICRATE. − Esclave insolent !
ARLEQUIN, riant. − Ah ! ah ! vous parlez la langue d'Athènes; mauvais jargon[3] que je n'entends plus.
IPHICRATE. − Méconnais-tu ton maître, et n'es-tu plus mon esclave ?
ARLEQUIN, se reculant d'un air sérieux. − Je l'ai été, je le confesse à ta honte, mais va, je te le pardonne; les hommes ne valent rien. Dans le pays d'Athènes, j'étais ton esclave; tu me traitais comme un pauvre animal, et tu disais que cela était juste, parce que tu étais le plus fort. Eh bien ! Iphicrate, tu vas trouver ici plus fort que toi; on va te faire esclave à ton tour; on te dira aussi que cela est juste, et nous verrons ce que tu penseras de cette justice-là; tu m'en diras ton sentiment, je t'attends là. Quand tu auras souffert, tu seras plus raisonnable tu sauras mieux ce qu'il est permis de faire souffrir aux autres. Tout en irait mieux dans le monde, si ceux qui te ressemblent recevaient la même leçon que toi. Adieu, mon ami; je vais trouver mes camarades et tes maîtres.
Il s'éloigne.
IPHICRATE, au désespoir, courant après lui, l'épée à la main. − Juste ciel ! peut-on être plus malheureux et plus outragé que je le suis ? Misérable ! tu ne mérites pas de vivre.
ARLEQUIN. − Doucement; tes forces sont bien diminuées, car je ne t'obéis plus, prends-y garde.
Texte 2
Les Lettres persanes , œuvre épistolaire de Montesquieu publié en 1721 racontent le voyage à Paris de deux Persans, Usbek et Rica : leur séjour, qui dure huit années, est pour eux l'occasion d'observer la société et le mode de vie des Français. Il s'agit aussi pour l'auteur de jouer de la « couleur exotique » associée à la Perse (l'Iran actuel). Usbek, qui est à la tête d'un harem (ou « sérail »), face à la perte de son autorité sur les femmes devient un véritable tyran. Il apprend à la lettre 159 la trahison de Roxane, la femme qu’il croyait être la plus vertueuse. La lettre 160 est la dernière lettre de Roxane à Usbek et elle suit le meurtre de son amant par les eunuques chargés de maintenir l'ordre dans le sérail. Cette dernière lettre du recueil incite à le lire d'un autre oeil : cette liberté que recherchait Usbek en Occident, il l'a toujours refusée à Roxane.
LETTRE CLXI. (160)
ROXANE A USBEK.
A Paris.
Oui, je t'ai trompé; j'ai séduit[4] tes eunuques[5]; je me suis jouée de ta jalousie; et j'ai su de ton affreux sérail faire un lieu de délices et de plaisirs.
Je vais mourir; le poison va couler dans mes veines: car que ferais-je ici, puisque le seul homme qui me retenait à la vie n'est plus[6] ? Je meurs; mais mon ombre s'envole bien accompagnée : je viens d'envoyer devant moi ces gardiens sacrilèges, qui ont répandu le plus beau sang du monde.
Comment as-tu pensé que je fusse assez crédule, pour m'imaginer que je ne fusse dans le monde que pour adorer tes caprices ? que, pendant que tu te permets tout, tu eusses le droit d'affliger tous mes désirs ? Non : j'ai pu vivre dans la servitude; mais j'ai toujours été libre: j'ai réformé tes lois sur celles de la nature[7]; et mon esprit s'est toujours tenu dans l'indépendance.
Tu devrais me rendre grâces encore du sacrifice que je t'ai fait; de ce que je me suis abaissée jusqu'à te paraître fidèle; de ce que j'ai lâchement gardé dans mon coeur ce que j'aurais dû faire paraître à toute la terre; enfin de ce que j'ai profané la vertu en souffrant qu'on appelât de ce nom ma soumission à tes fantaisies.
Tu étais étonné de ne point trouver en moi les transports de l'amour: si tu m'avais bien connue, tu y aurais trouvé toute la violence de la haine.
Mais tu as eu longtemps l'avantage de croire qu'un coeur comme le mien t'était soumis. Nous étions tous deux heureux; tu me croyais trompée, et je te trompais.
Ce langage, sans doute, te paraît nouveau. Serait-il possible qu'après t'avoir accablé de douleurs, je te forçasse encore d'admirer mon courage? Mais c'en est fait, le poison me consume, ma force m'abandonne; la plume me tombe des mains; je sens affaiblir jusqu'à ma haine; je me meurs.
Du sérail d'Ispahan, le 8 de la lune de Rebiab 1, 1720.
Texte 3
Le travail des enfants n'est qu'un aspect particulièrement révoltant des misères humaines que décrit Victor Hugo dans ce long poème de 336 vers. On y rencontre aussi une femme que la pauvreté pousse à la prostitution, un bagnard condamné pour avoir volé un pain : ce sont déjà quelques-uns des personnages du roman que V.Hugo commencera en 1845, qui s'intitule alors Les Misères.
« Melancholia » (extrait)
Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules[8];
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain[9], tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu : « Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes ! »
O servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme[10] ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, œuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les cœurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre[11],
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : « Où va-t-il ? que veut-il ? »
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre[12] et comme le blasphème[13] !
O Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux !
Victor Hugo, Les Contemplations, Autrefois, Livre III
Texte 4
Après son passage en Afrique,Ferdinand Bardamu est vendu à un galérien, il parvient à la faveur d’une sortie en bateau à s’ échapper et à gagner New-York. Affamé, il se met en quête d’un travail qui le mène à Détroit « où lui assurait-on l’embauche était facile dans maints petits boulots pas trop prenants et bien payés ». Bardamu, narrateur de ce texte, fait alors l’expérience du travail à la chaîne et apprend « qu’on a pas besoin d’imaginatifs ici … c’est de chimpanzés dont nous avons besoin » ; l’homme devient lui-même une machine .
On est devenu salement[14]vieux d’un coup.
Il faut abolir la vie du dehors, en faire aussi d’elle de l’acier, quelque chose d’utile. On l’aimait pas assez telle qu’elle était, c’est pour ça. Faut en faire un objet donc du solide, c’est la Règle.
J’essayai de lui parler au contremaître à l’oreille, il a grogné comme un cochon en réponse et par les gestes seulement il m’a montré, bien patient, la très simple manœuvre que je devais accomplir désormais pour toujours. Mes minutes, mes heures, mon reste de temps comme ceux-ci s’en iraient à passer des petites chevilles à l’aveugle d’à côté qui les calibrait, lui depuis des années, les chevilles, les mêmes. Moi j’ai fait ça tout de suite très mal. On ne me blâma point, seulement après trois jours de ce labeur initial, je fus transféré, raté déjà, au trimbalage du petit chariot rempli de rondelles, celui qui cabotait d’une machine à l’autre. Là, j’en laissais trois, ici douze, là cinq seulement. Personne ne me parlait. On existait plus que par une sorte d’hésitation entre l’hébétude[15] et le délire. Rien n’importait que la continuité fracassante des mille et mille instruments qui commandaient les hommes.
Quand à six heures tout s’arrête on emporte le bruit dans sa tête, j’avais encore en moi pour la nuit entière de bruit et d’odeur à l’huile aussi comme si on m’avait mis un nez nouveau, un cerveau nouveau pour toujours.
Alors à force de renoncer, peu à peu, je suis devenu comme un autre…Un nouveau Ferdinand. Après quelques semaines. Tout de même l’envie de revoir des gens du dehors me revint. Pas ceux de l’atelier bien sûr, ce n’étaient que des échos et des odeurs de machines comme moi, des viandes vibrées à l’infini, mes compagnons. C’était un vrai corps que je voulais toucher, un corps rose en vraie vie silencieuse et molle.
QUESTIONS DE LECTURE (4 points)
1. Qu'est-ce qui fait la cohérence de ce corpus ? Justifiez votre réponse. /1
2. Quels procédés vous paraissent-ils les plus efficaces pour donner de la force à un discours engagé ?
Vous vous appuierez précisément sur des relevés pour justifier votre réponse. /3
TRAVAIL D’ECRITURE (16 points)
Choisissez l’un des trois sujets suivants
Sujet de commentaire :
Vous commenterez le texte de Céline, extrait du Voyage au bout de la nuit.
Sujet de dissertation :
Pensez-vous que l’écrivain puisse être détaché des préoccupations de son temps, des considérations sociales et politiques de son époque ? Vous répondrez à cette question en un développement composé, prenant appui sur les textes du corpus et sur ceux que vous avez lus et étudiés.
Sujet d’invention :
Vous rédigez un article dans lequel un écrivain fait l'apologie de l'intellectuel et de son utilité sociale. Vous rédigerez votre texte en veillant à travailler la force persuasive de votre propos.
[1] Embarcation non pontée dont on se sert en cas de naufrage ou pour rallier la terre.
[2] Se goberger : prendre ses aises, bien se traiter, bien se porter
[3] Langage corrompu, déformé, fait d'éléments disparates
[4] Trompé, corrompu
[5] Hommes castrés, gardien du harem
[6] L'amant de Roxane a été tué par les eunuques
[7] J'ai modifié tes lois pour les rendre conformes à celles de la nature
[8] Tout ce qui sert à broyer
[9] D'airain : dur, implacable
[10] Maladie de la croissance qui se manifeste par des déformations variables du squelette.
[11] Dans sa griffe
[12] Ce qui humilie, déshonneur, honte
[13] Sacrilège, insulte à Dieu
[14] Salement, en argot, signifie « très »
[15] Engourdissement des facultés intellectuelles
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22.01.2012
Notes pour la correction de la dissertation "personnages vertueux vs personnages odieux"
Notes pour correction de la dissertation personnages odieux / personnages vertueux
Dans Manifeste pour un nouveau roman, Alain Robbe-Grillet déclarait en 1963 : « Le roman de personnages appartient bel et bien au passé, il caractérise une époque, celle qui marqua l’apogée de l’individu », liant ainsi roman et idéologie dominante d’une société qu’il déclare abolie, évacuant du même coup le modèle romanesque balzacien et réaliste en général. Le succès actuel du genre romanesque oppose un démenti ( peut-être temporaire …) à cette déclaration, elle aussi d’ailleurs liée à son époque de remise en cause des « normes » littéraires et que ce même auteur disait être celle du « numéro matricule ». En effet, les oeuvres mettant en scène des personnages extraordinaires, mais aussi ordinaires, sont légion aujourd’hui, tant sur les écrans que dans les librairies. Qu’est-ce peut bien expliquer l’attrait du spectateur comme du lecteur, soit pour les héros « vertueux », soit pour les héros « odieux » ? Dans quelle mesure cette dichotomie construit-elle le goût pour le fictif et le romanesque ? Nous verrons que si la figure du héros du héros « vertueux », porteurs de valeurs positives, permet d’élaborer une fiction convaincante, les qualités de la perfection ne sont pas forcément nécessaires à l’élaboration d’un monde fictif remportant l’adhésion du lecteur ou du spectateur.
I Fiction met en scène des héros modèles, voire idéalisés, porteurs d’une vision du monde rassurante.
1) Tout d’abord, héros modèles d’une conduite à tenir dans une société et une époque donnée : les héros épiques, porteurs des valeurs guerrières, valorisation de la force guerrière = Hector, Hercule, ou de qualités mises au service des combats = « Ulysse aux mille ruses » + preux chevalier, force mise au service de la foi et/ou de son empereur « La chanson de Roland » ou début du roman courtois Orlando Furioso : force mise au service de l’amour, prolongé ensuite par les romans courtois ( cycle arthurien de Chrétien de Troyes) et les romans précieux. + Héroïnes admirables pour leur vertu : modèle de conduite à respecter dans la société aristocratique du XVII ème siècle : la princesse de Clèves vs Madame de Montpensier. La princesse montre la loi à suivre : celle de l’honneur et de la fidélité (correspond à un idéal non à la réalité de l’époque), ou Julie dans La nouvelle Héloïse, respect de son rang social, mais aussi fidélité à ses sentiments. (dilemme entre les deux valeurs mais fait un choix « raisonnable »)
2) Mais idéalisation qui appauvrit : personnages monolithiques, définis par leurs seules qualités, extraordinairesdonc hors de notre monde. Peuvent devenir des clichés, des stéréotypes, cantonnés aux valeurs de leur époque. Cf mort de Julie dans La nouvelle Héloïse, admirée au XVIII ème siècle, paraît irréaliste aujourd’hui, voire pathétique quelque peu ridicule, ne peut être un modèle car incarnation trop « parfaite » de la philosophie « sensible » de Rousseau + personnage de l’Anderer dans Le rapport de Brodeck = le modèle pur du narrateur impur, ne semble pas touché par la haine, la réalité, la noirceur du monde, dimension angélique. Mais échappe au cliché par sa dimension christique. + cinéma : énorme succès public de « Intouchables » : monde du handicap « idéalisé » cf Gide « C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature ». ( au cinéma Sissi l’impératrice et autres « bluettes délectables » … au second degré …)
3) Cependant, vision du monde rassurante : la reconstruction après la destruction : la quête de Souba : quête initiatique qui fait contre poids avec le chaos : narration alternée dans La mort du roi Tsongor met en place une vision double : les guerriers et la haine = la mort d’une civilisation et de l’amour par orgueil // l’ acceptation de soi, de son rôle, de sa place, de sa noirceur (Souba tue pour devenir lui-même, il doit connaître la honte), de son héritage ( son père et ses fautes), conduit à la paix et à l’espoir + Camus La peste : le docteur Rieux, porteur de valeurs humanistes, incarnation du modèle à suivre, agir en ce monde, lutter, résister pour vaincre ( au moins temporairement) les « forces du mal » : le nazisme passé et les idéologies totalitaristes présentes et futures. Héros « positifs », incarnation d’une morale exemplaire même si ils ne sont pas des « super héros sauvant des planètes ….
II Mais aussi des héros odieux, rejetés par la morale, qui peuvent cependant être touchants car ambivalents, voire antihéroïsme qui devient une valeur positive.
1) Premièrement, Héros odieux, rejetés par la morale = peu présents dans la littérature car ne peuvent remporter l’adhésion du lecteur : la Z. dans Le rapport de Brodeck, incarnation du mal absolu ms personnage, pas héros. Saccard, Renée, Maxime dans La curée : des contre modèles : alors support d’une dénonciation. Pour Saccard, notamment, personnage représentatif de la société que veut critiquer Zola : mené seulement par l’appât du gain, spéculateur sans scrupules, manipulateur, n’hésite devant aucune compromission ou bassesse morale, pardonne même à son fils sa relation incestueuse car Maxime, une fois veuf et riche, peut lui être utile. ( hors descriptif le Tartuffe de Molière) + Caligula Camus
2) Par contre, adhésion pour les héros critiquables mais ambivalents : Brodeck ; même lorsque celui-ci avoue sa faute (le vol d’une bonbonne d’eau dans le train à une femme qui tentait de survivre avec son enfant ), le lecteur la lui pardonne parce que cet aveu arrivant en fin de roman, le personnage a suffisamment fait preuve de ses « qualités humaines » + Rastignac, quand il décide d’adhérer définitivement aux valeurs de la séduction et de l’argent, de laisser derrière lui pitié et compassion = l’excipit . Le père Goriot retrace sa « formation » par étape, ainsi on a vu Eugène devenir Rastignac, se construire petit à petit (notamment refuser l’offre criminelle de Vautrin), donc faire preuve d’honnêteté et de pitié, enfin devenir un « ambitieux arriviste » qui se donner les moyens de réussir suite à la prise de conscience du mépris social pour les « faibles sentimentaux ». Après ce roman, cependant, il devient un personnage de « La comédie humaine », non plus un héros. + des personnages odieux mais qui révèlent une faille ( hors descriptif = Valmont dans Les liaisons dangeureuses, le libertin rattrapé par l’amour pur …. le Don Juan de Molière, le charme sulfureux de la révolte)
3) Finalement et paradoxalement, antihéroisme comme valeur « positive » : Bardamu dans Voyage au bout de la nuit = un antihéros, personnage lâche, qui subit sans véritablement agir, mais support de la dénonciation de la guerre, puis de la colonisation ( en Afrique) , puis de l’industrialisation inhumaine (dans les usines Ford, à Détroit, dénonciation du taylorisme), et enfin médecin pour les pauvres en France : un parcours « exemplaire », picaresque, qui mène le personnage à un anti idéalisme forcené et sans espoir, roman souvent qualifié d’anarchiste, mais personnage en quelque sauvé par les valeurs qu’il incarne : le refus de ce qui aliène l’individu, la lucidité noire du grotesque de l’existence + Brodeck : « Le chien Brodeck » capable d’accepter les pires humiliations pour survivre, retrouver l’amour de sa femme + Fabrice héros de La chartreuse de Parme, que l’on suit à Waterloo dans ses tentatives touchantes de devenir un héros des champs de bataille. Décalage ironique du regard de l’auteur sur son personnage = un autre héros, la quête du bonheur.
Pour conclure, nous pouvons dire que la dichotomie entre personnages vertueux et personnages odieux ne fonctionne pas vraiment, ni en littérature, ni au cinéma. Les personnages parfaitement, complètement odieux, ne peuvent être héroïques, les personnages parfaitement vertueux peuvent (aujourd’hui en tout cas,) provoquer l’ennui. Il semble donc que ce soit les personnages ambivalents, les personnages porteurs d’espoirs et de lacunes qui remportent plutôt notre adhésion, sûrement parce qu’ils nous paraissent plus réalistes et plus proches de nous. Et finalement, le personnage étant une construction fictive, c’est la posture narrative qui nous le donne à voir comme « vertueux » ou « odieux ». Cependant, cette opposition artificielle entre le « bien » et le « mal » n’exclut pas le goût du pur divertissement, du conte pour enfant, où les « bons » gagnent toujours et les « méchants » sont punis, comme dans les contes pour plus grands, la fresque des « Star War », les épisodes des « Indiana Jones ». On peut même (peut-être) succomber aux bons sentiments de « Intouchables », le temps d’une séance en tout cas.
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21.01.2012
Notes pour correction de la dissertation : le héros et le réalisme
Notes pour correction dissertation : le héros et le réalisme
Au Moyen Age, le terme « roman » désignait une œuvre écrite « en roman », c’est-à-dire en français au lieu de l’être en latin, langue savante utilisée majoritairement à l’écrit pour les genres dits « sérieux ». Le romanesque a été considéré avec un certain mépris jusqu’au XIX ème siècle où le réalisme coïncidera avec son « âge d’or ». Il est aujourd’hui le genre le plus largement lu. On appelle généralement « roman » une œuvre de fiction assez longue, écrite en prose qui mêle la fiction à un souci de vraisemblance, ce qui la différencie de la biographie et autobiographie, dont le pacte de lecture est basé sur la vérité, et du conte où le merveilleux légendaire tisse la trame narrative. Le jeu entre réel et romanesque sous tend les différentes formes de ce genre et notamment en ce qui concerne la notion de personnage : dans quelle mesure la tâche du romancier, quand il crée des personnages, ne consiste qu'à imiter le réel ? nous nous demanderons dans quelle mesure le personnage fictif doit-il être calqué sur l’individu réel pour que la « machine romanesque » fonctionne. Nous verrons tout d’abord que la création d’un être de papier ne peut se dégager d’une dimension vraisemblable, puis que cette dimension ne limite pas le personnage à n’être qu’un simple calque du « vrai ».
I La dimension réaliste, historique, un concentré de réalité.
1 – La cohérence du personnage réaliste, dans un monde qui serait celui du quatidien = inscription du personnage dans une réalité reconnaissable pour le lecteur, nécessaire à son adhésion et à la lisibilité romanesque. Cf roman réalistes ou naturalistes du XIXème siècle s’ancrentdans une société contemporaine du moment de leur écriture : Nana, une fille du « populo » parisien. Personnage de papier // homme réel : a un lieu de vie, un physique, des sentiments, un passé, une famille, un métier, des qualités, des défauts …
2 – Une inscription dans l’histoire réelle : la Z. inspirée de Irma Greese , La curée = travaux d’Haussman + Saccard = profiteur et spéculateur = conforme à une réalité politique et financière (tellement conforme que le roman fit l’objet d’une décision de justice, signe qu’il touchait à une réalité délicate …) Napoléon III y fait deux apparitions, description du personnage aussi conforme à une réalité historique vérifiable (ancre la dénonciation de l’ensemble du roman comme vérifiable elle aussi), + Les misérables = un tableau de la réalité sociale du peuple sous son règne, d’où une fonction dénonciatrice du personnage cf Gavroche comme figure du « martyr du peuple », + le colonel Chabert = une figure exemplaire inspirée des soldats de l’armée de Napoléon, Fabrice à Waterloo, personnages comme reflet d’un destin historique. Permet de tirer une leçon d’une réalité vécue = disparition de l’idéal guerrier dans une société qui va mettre en critère de réussite, non plus la gloire des champs de bataille, mais celle des marchés financiers cf La curée et signification symbolique du titre.
3 – Un reflet de l’homme social et moral par son ambivalence même. Comme l’homme réel, l’homme de papier évolue, change, prend des décisions par rapport à la société dans laquelle il « existe ». cf roman de formation, Rastignac : passe d’une attitude de compassion, une certaine innocence, à la prise de conscience de sa naïveté et adhésion aux valeurs dominantes qui vont lui permettre de réussir, + personnage est confronté à des choix moraux = la princesse de Clèves, Madame de Montpensier : l’amour ou l’infidélité : les deux personnages vont faire deux choix différents. Personnage n’est pas cohérent cf l’antimilitariste Bardamu qui s’engage sur un coup de tête. + Brodeck et sa quête de lui-même.
II La dimension « fabuleuse » : des héros extraordinaires, inscription dans un mélange de sources, une artificialité nécessaire.
1 – Des héros hors normes = un concentré de romanesque = héros épiques Orlando Furioso : le guerrier comme modèle de l’idéal chevaleresque du Moyen-Age, + Gavroche est devenu une figure symbolique au point que son prénom = un nom commun aujourd’hui, cristallisation de valeurs morales, Julie dans La Nouvelle Héloïse = incarnation d’un modèle idéalisé de la vertu, grand succès littéraire à l’époque ms parait artificielle aujourd’hui. Montre que la « norme » réaliste évolue avec les normes sociales. (personnage comme concentré d’un idéal moraliste valable à un moment, mais pas atemporel si volonté didactique d’un auteur.) + Fabrice = incarnation d’un idéal romanesque romantique en décalage avec son temps : « Notre héros était fort peu héros en ce moment »
2 – Autres sources que la réalité historique et la réalité quotidienne = dimension autobiographique, dimension littéraire. Bardamu inspiré de l’expérience réelle de Céline à la guerre 14-18, puis de son expérience de médecin et reflet de la position idéologique de l’auteur en décalage avec la réalité vécue : Céline = décoré à la guerre ms Bardamu = un anti héros + dimension littéraire : Renée comme une réécriture de Phèdre, mais sans grandeur tragique // dégradation des valeurs morales dénoncée dans le roman de Zola, la Phèdre de Racine meurt de l’horreur de ses crimes et de la conscience qu’elle en a ≠ Renée meurt de son abandon et tare héréditaire. + La mort du roi Tsongor et ses personnages inspirés de l’épopée antique : Samillia // Hélène,Hector et Achille // Sango Kerim et Kouame
3 – Une reconstruction exemplaire, visant à donner une vision ( idéalisée ou dégradée) du monde et non un miroir du monde : Julie comme organisatrice bienfaisante de la petite utopie de Weimar, Rieux = héros humaniste, représente une attitude morale à suivre // philosophique de l’action de Camus ds L’homme révolté, Souba comme porteur de la morale de la réconciliation (accepter son passé, son héritage, même honteux) pour reconstruire ( soi et le monde), le village du Rapport de Brodeck comme un concentré d’histoire : // occupation du village avec occupation de la France pendant la seconde guerre mondiale et les villageois comme des représentants de l’attitude des français collaborateurs.
En conclusion, le personnage romanesque apparaît comme une création à « la croisée des mondes » le monde réel dont il ne peut être extrait, sous peine de ne pas avoir de résonance pour le lecteur, le monde fictif où son créateur lui donne sens et destin : « le roman fabrique du destin sur mesure » disait Camus. En cela, le héros ne peut être qu’une construction, qu’elle s’inspire du réel observables, du vécu de son auteur, de ses visées morales, philosophiques, littéraires. Pour que « la machine romanesque » fonctionne, le personnage est un des rouages indispensables. Le succès constant du genre du « roman de personnages » tient à notre goût pour ces destins fabriqués pour nous ressembler, en mieux ou en pire, faisant ainsi mentir Robbe Grillet qui déclarait dans son Manifeste du Nouveau roman en 1952 :« Le roman de personnages appartient bel et bien au passé, il caractérise une époque : celle qui marqua l'apogée de l'individu. ( …) l'époque actuelle est plutôt celle du numéro matricule. (…)Le roman paraît chanceler, ayant perdu son meilleur soutien d'autrefois, le héros. S'il ne parvient pas à s'en remettre, c'est que sa vie était liée à celle d'une société maintenant révolue.» Le nouveau roman a disparu ( non sans avoir marqué la production actuelle cependant) et le personnage perdure …
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Descriptif " en l'état" avant le bac blanc écrit
Séquence I : des personnages romanesques : pour quoi faire ?
Séquence I : des héros « héroïques » ?
Objet d’étude : le personnage de roman, du XVIIème siècle à nos jours.
Perspectives : définition de la notion de héros, l’évolution de cette notion à travers les différents mouvements littéraires.
Perspectives secondaires : les genres et les registres, les caractéristiques de la narration.
Problématique : que met en jeu la fiction en construisant des personnages romanesques ?
LA
LA ( 1) portrait de mademoiselle de Chartres La princesse de Clèves Madame de Lafayette, 1678
LA ( 2) « La mort de Gavroche », Les Misérables Victor Hugo, 1862
LA ( 3) Excipit du Père Goriot Balzac, 1835
LA ( 4) « Portrait de Nana », L’assommoir Zola, 1877
Textes complémentaires : autour de la notion d’héroïsme
« Un héros en diamant », Roland furieux L’Arioste, 1516
« La mort de Julie » La nouvelle Héloïse Rousseau, 1761
« Le portrait du colonel Chabert » Le colonel Chabert Balzac, 1832
« Fabrice à Waterloo » La chartreuse de Parme Stendhal, 1839
« Les séparés » La peste Camus 1947
Incipit Voyage au bout de la nuit Céline 1932
Activités complémentaires :
Lecture d’images :adaptation de la nouvelle de madame de Lafayette « La princesse de Montpensier » par Tavernier (2010)
Histoire des arts : le mythe napoléonien « Bonaparte au pont d’Arcole » Gros 1796, « Les pestiférés de Jaffa » Gros 1804.
Les registres : le réalisme, l’épique : « Chevalier terrassant le dragon », anonyme XIIIème siècle, « Le serment des Horaces » David 1748, « L’enterrement à Ornans » Courbet 1850.
Dimension symbolique et allégorique : « La liberté guidant le peuple » Delacroix 1830.
Lecture cursive : La mort du roi Tsongor Laurent Gaudé, 2002 : le roman contemporain à l’épreuve de l’épique merveilleux
Séquence II : le roman - la question de l’homme
Étude d’une œuvre intégrale Le rapport de Brodeck P. Claudel 2008
Objets d’étude croisés : le personnage de roman, du XVII ème siècle à nos jours / la question de l’homme dans les genres de l’argumentation du XVII ème siècle à nos jours
Perspectives d'étude : les genres et les registres, l'argumentation et ses effets sur les destinataires, l'histoire littéraire
Problématique : Comment l'écriture romanesque permet-elle de mettre en scène l'ambivalence de l'être
humain ?
LA
LA (5) : incipit du roman, chapitre I, p 11 à 13 de « Je m’appelle Brodeck … jusqu’à « …. Je dirais l’Ereignës »
LA (6) : l'arrivée au camp, chapitre IX, p. 79 à 80, de « Au bout du chemin... » jusqu'à « ...son regard. »
LA (7) : le vol de la Bonbonne, chapitre XXXVII, p 353 à 355, de « Ce que nous vîmes … » jusqu’à « …
grâce à quelques gouttes d’eau ».
Textes complémentaires : fables et apologues
« Le loup et le chien » La Fontaine Fables livre I La Fontaine 1668
« Les grenouilles qui demandent un roi » La Fontaine Fables Livre III 1668
« Le chat bourgeois » Anouilh Fables 1962
Questions d’ensemble
Humanité et animalité : ambivalence et symbolisme
La vision d’une humanité : blanche, grise et noire …
L’histoire réelle dans le roman : traces et inscriptions.
Activités complémentaires : Interview (extraits) de P. Claudel
Histoire des arts : Egon Schiele ; deux autoportraits de 1912et« L’homme nu à la serviette rouge »
1914 , Francis Bacon ; autoportrait de 1978 : une vision cauchemardesque d’une inhumanité. Chagall ou le rêve d’une humanité féerique : « Mariée » 1950, « Paysage bleu » 1950
Séquence III : L’humanisme – la question de l’homme (GT)
Objet d’étude : l’humanisme
Perspectives d’étude : les formes de l’argumentation, l’histoire littéraire, les genres littéraires
Problématique : en quoi les valeurs humanistes peuvent-elles fonder l’écriture d’un autre monde ?
LA
( LA 8) « L’abbaye de Thélème » Gargantua Rabelais 1532
( LA 9) « Le royaume des oiseaux » Cyrano de Bergerac Les Estats et Empires du soleil 1552-1562
Textes et documents complémentaires :
« Description de la ville » Utopia T. More, 1516
« Des cannibales » Essais Montaigne Essais, I, XXXI, 1588-1592
Première présentation de l’île de W (chapitre XII ) et extrait du dernier chapitre de W (chapitre XXXVI)
W ou le souvenir d’enfance Pérec 1975
Activités complémentaires : « Animal Farm » long métrage d’animation britannique de John Halas et Joy Batchelor, 1954, adaptation du roman La Ferme des animaux (1945) de George Orwell.
Lecture d’images : « le banquet d’Athènes » Raphaël 1509, « la cité idéale »Giorgo Martini 1575
Questions d’ensemble :
L’humanisme : un mouvement littéraire et une pensée récurrente : de Montaigne à Camus.
De l’utopie à la dystopie : histoire d’un genre.
Lecture cursive : La peste Camus 1951
Séquence IV : théâtre « De l’amour j’ai toutes les fureurs »
Objet d’étude : le théâtre et ses représentations
Perspectives d’étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l'histoire littéraire et culturelle ; réflexion sur l'intertextualité et la singularité des textes.
Problématique : comment mettre en scène le discours tragique ?
Oeuvre intégrale : Phèdre Racine, 1677
LA
( LA 10) L’aveu à Oenone I 3 : de « Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d'Egée …. » à « …. Un reste de chaleur tout prêt à s'exhaler. »
( LA 11) L’aveu à Hippolyte II 5 : de « Ah ! cruel, tu m'as trop entendue ! » à « Donne. »
( LA 12) Le récit de Théramène V 6 : de « A peine nous sortions des portes de Trézène « à « … Et que méconnaîtrait l'oeil même de son père. »
Textes et documents complémentaires
Préface de Racine
Chéreau : « Pourquoi et comment monter Phèdre de Racine » Le Monde, 14. 01. 2003
Antoine Vitez Le Théâtre des idées, réécriture de Phèdre de Racine
Guy Boquet, « Variations sur Phèdre », La Revue d’Histoire du Théâtre, n °204, 1999.
Jean-Louis Barrault, (1946 mise en scène) Mise en scène de Phèdre, Seuil, « Points », 1972
Questions d’ensemble
La tragédie est une affaire de famille : les personnages comme incarnation du tragique : Phèdre : un rôle écrasant
L’amour tragique et la mise en scène de sa parole sur scène
Un théâtre de la cruauté : la figure du monstre et des dieux.
Activités complémentaires proposées à la classe :
Autour de la mise en scène de Phèdre :
Analyse de la mise en scène de la scène d’exposition et des scènes présentées en lectures analytiques : DVD de la représentation de la pièce mise en scène par P. Chéreau (2003)
Lecture d’images : affiches de différentes représentations de la pièce : mise en scène de C. Rist en 2002 à la Cartoucherie de Vincennes et la mise en scène de Anne Delbée à la Comédie Française en 1982
Lecture cursive : La guerre de Troie n’aura pas lieu Giraudoux, 1935
Réalisation individuelle d’un « carnet de mise en scène »
En vert (et non pas vers) ce qui reste à faire !!!
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19.01.2012
Fiche sur les registres littéraires
Les registres littéraires
Les formes de l’imitation
· Le parodique : consiste à imiter une personne, une œuvre ou un genre de manière à ridiculiser, désacraliser, contester en en faisant rire ou sourire.
· L’héroicomique : forme particulière de parodie utilisant le ton de l’épopée pour traiter un sujet ridicule. (la fin de l’incipit du Voyage au bout de la nuit de Céline peut s’en rapprocher)
· Le burlesque : raconte en terme triviaux ou familiers des scènes ou sujets normalement dits graves ou élevés, ou nobles, mélange des genres et des tonalités qui peuvent amener à sourire ( Ubu roi de Jarry)
Les registres sérieux ou graves
· Le lyrisme : l’expression des sentiments personnels souvent amoureux et passionnés. Suppose l’emploi de la première personne.
· L’élégiaque : lyrisme grave, axé sur la plainte douloureuse, l’expression de la perte.
· L’épique : récit de faits héroïques, souvent guerriers qui peuvent valorisés jusqu’au surnaturel (cf Orlando furioso de L’Arioste, « Bonaparte au pont d’Arcole » de Gros, des traces dans « la mort de Gavroche » dans Les Misérables de Hugo + de nombreux passages épiques dans La mort du roi Tsongor). Sortes de fresques narratives ou descriptives ou abondent les énumérations, les accumulations, les hyperboles, les gradations, le rythme ternaire …
· Le tragique : récit qui vise à montrer que le destin de l’homme est soumis à une force supérieure, victime de forces qui le dépasse. La fatalité nie tout libre arbitre. Les forces supérieures sont les dieux, le dieu, mais aussi les pesanteurs sociales, l’hérédité, la condition mortelle de l’homme … (Phèdre de Racine et hérédité dans La Curée de Zola en ce qui concerne le personnage de Renée + dans la pensée de Camus, le tragique de la condition humaine dont on ne peut se sortir que par la révolte)
· Le pathétique : vise à émouvoir en présentant un tableau de personnages luttant contre le malheur. Pas de fatalité tragique, mais souvent exagération des sentiments (cf Greuze « Le retour du fils prodigue », la mort de Julie dans La Nouvelle Héloïse ). Présence du champ lexical de la souffrance, les interjections de douleur et de plainte, la ponctuation expressive. (peut être mis en rapport avec les autoportraits de Bacon et Egon Schiele, séquence II)
· Le dramatique : sujet grave : la condition humaine, le pouvoir, la mort …, succession d’actions menant à une fin prévisible (mais pas inéducable, comme dans le tragique), suspens, effet d’attente, personnages plutôt réalistes, comme les actions. Cf Caligula Camus, en partie « La mort de Gavroche » Hugo. Peut aussi se voir dans les peintres d’Egon Schiele)
Les degrés de réalité
· Le réalisme présente des lieux, des personnages qui ont existé ou qui pourraient exister. Vise à donner l’illusion du réel, rejet de l’exceptionnel, description d’un quotidien représentatif d’une époque, contemporaine, le plus souvent, et dimension critique de la société (cf Zola « le portrait de Nana » dans L’assommoir, La curée, « la laitière » de Vermeer, « Les joueurs de cartes » du Caravage, « L’enterrement à Ornans » de Courbet en séquence I).
· Le fantastique suppose l’intrusion, dans un univers familier, d’éléments inexplicables. Vise à créer une incertitude possible entre une explication rationnelle et une explication irrationnelle ( cf la fin du Rapport de Brodeck, les peintures de l’Anderer).
· Le merveilleux fait intervenir des lieux, des pouvoirs et des créatures magiques. (cf La mort du roi Tsongor, les peintures de Chagall, séquence II)
Les registres « comiques »
· Le comique : dénonce avec légèreté les ridicules des personnes et des situations qui s’écartent de la norme admise par une société à un époque donnée. Cf les comédies de Molière
· Le satirique : fait sourire aux dépends d’une catégorie sociale ou d’une institution (ce peut être un personnage, mais alors, il doit être représentatif d’un groupe admis comme « supérieur »). Cf « Le chat bourgeois » de Anouilh, satire des bourgeois qui lors de l’exode ont abandonné tout sentiment patriotique pour sauver leur bien et leur vie.
· L’humour : met en évidence les contradictions de ce qui a priori paraît normal, car admis par les normes sociales, questionne sur ce qui parait évident.
· L’humour noir : s’applique à des sujets graves, comme la mort ou la souffrance, traités comme des sujets « à rire ».
· L’ironie : consiste à dire le contraire de ce que l’on pense, à faire semblant d’adopter des opinions contraires à celles que l’on veut soutenir. Repose sur l’antiphrase, mais aussi le contexte, la tonalité. (cf Céline l’incipit du Voyage au bout de la nuit)
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18.01.2012
Question sur corpus
Comment aborder la question sur corpus ?
Lire la question avant toute autre activité, puis lire le corpus en essayant de repérer des éléments utilisables.
Relire la question.
Exemples de questions prises dans les sujets de l’EAF 2008 et 2009, Objet d’étude Théâtre.
· A qui s’adressent les personnages dans les différents monologues du corpus ?
Travail de relevé, d’observation : il faut apporter des preuves précises, des noms de personnages, des indices d’une situation de communication.
· A quoi servent, selon vous, les monologues proposés. ?
Question d’analyse, nécessité de situer les extraits théâtraux dans un contexte élargi, peut-être indiqué par le paratexte, et nécessité de parler de la fonction du monologue, question de cours.
· Comment ces scènes de théâtre mettent-elles en relief les caractéristiques du tyran ?
Il faut relever une série d’indices dans tous les textes : dans ce cas, on peut rapprocher deux textes entre eux. Les caractéristiques sont d’ordre psychologique, ou dans l’énonciation du personnage qualifié de tyran, ou dans l’attitude et les paroles des autres personnages, ou dans les didascalies.
Exemples de questions prises dans les sujets de l’EAF 2008 et 2009, Objet d’étude Roman.
· Quelle conception de la vie chacune de ces fins de roman vous paraît-elle transmettre ? Quels rapprochements peut-on faire entre ces textes ?
Question d’analyse, nécessitant de voir si le narrateur, ou un personnage, délivre une opinion, une émotion, un sentiment sur la vie.
· Dans leur manière d’introduire les personnages, ces textes cherchent-ils à donner l’illusion du réel ? Justifiez votre réponse.
Question de cours nécessitant de s’appuyer sur la notion de réalisme, les outils de la description, l’ancrage dans une réalité ordinaire perceptible, les effets de réel.
· Quels sentiments les personnages éprouvent-ils en regardant ce qui les entoure dans les différents textes du corpus ?
Question de repérage et d’analyse, nécessitant de prendre en compte la notion de point de vue interne, le lexique des émotions et des sentiments.
· Quelle vision de la relation amoureuse chacun de ces textes propose-t-il ?
Travail de repérage et d’analyse : examen du lexique des sentiments, des pensées intérieures des personnages, examen de l’ironie éventuelle du narrateur, repérage des clichés de la littérature amoureuse
· Comparez la façon dont ces quatre personnages vivent leur emprisonnement.
Travail de comparaison. Appui sur les éléments faisant apparaître des opinions, des sentiments, donc étude des points de vue de la narration (interne, omniscient….).
· Montrez que ces textes invitent le lecteur à porter un regard critique sur les personnages.
Analyse des indices de l’énonciation qui montrent que le lecteur est destinataire (direct ou indirect) du portrait de tel ou tel personnage.
Exemples de questions prises dans les sujets de l’EAF 2008 et 2009, Objet d’étude Poésie.
· En quoi ces poèmes sont-ils provocateurs ?
Analyse des procédés de langage et d’énonciation, du lexique, des images employées. Les thèmes abordés peuvent aussi être provocateurs, mais il faut le montrer par rapport à une norme, une moyenne, c’est-à-dire des idées traditionnelles, le pouvoir, la morale … en resituant les textes dans leur contexte historique, donc attention au paratexte !
En analysant les différents textes du corpus, formulez deux raisons qui ont pu pousser les poètes à célébrer des objets.
Question d’analyse, qui nécessite d’observer quels objets sont célébrés, quelles qualités ils ont, comment ces qualités sont mises en valeur. Ensuite, réfléchir à la différence entre la vision plate, ordinaire ou banale de ces objets dans la réalité, et l’intérêt que leur apporte une description poétique, insolite, imagée, surprenante
Lire un corpus et comprendre la question posée
Découvrir le corpus et effectuer les premiers repérages
· Lire le corpus et effectuer les premiers repérages : lire attentivement les textes permet d’établir les liens entre les différents documents : liens avec l’objet d’étude, thèmes récurrents, progression chronologique…
· Lire la question et en analyser les mots clés : relever les mots clés de la question pour identifier la notion qui est au cœur du sujet et ainsi orienter les repérages. Les questions peuvent porter sur les thèmes, les thèses ou théories défendues dans les textes, les genres, les types de textes, les procédés d’écriture, les focalisations ….
· Reformuler la question dans ses propres termes afin de se l’approprier.
· Analyser le paratexte et relire le corpus : observer les dates des œuvres, les titres, les éventuels chapeaux introductifs. Se reformuler le sujet de chaque texte.
Définir la problématique
· Déterminer les divergences et les convergences entre les textes : après avoir identifié le thème abordé dans le corpus, il faut confronter les textes pour faire ressortir ce qui les rapproche et ce qui les oppose.
· Dégager la problématique : la confrontation des textes permet de dégager la problématique en jeu dans l’ensemble du corpus. Elle se formule le plus souvent sous la forme d’une question.
Analyser les textes (au brouillon et sur les photocopies du sujet)
· Choisir deux axes pour construire un plan synthétique, c’est-à-dire un plan par élément de comparaison, en regroupant par exemple, les points communs.
· Formulez les deux axes du plan sous la forme d’une phrase : chaque axe conduira à la construction des paragraphes.
· Précisez les arguments correspondant à chaque axe pour répondre à la question posée en plusieurs étapes. Notez les connecteurs logiques pour structurer la rédaction finale. Surlignez les citations à utiliser. Bien préciser les différents procédés et figures de style.
· Rédiger l’introduction et la conclusion.
La rédaction finale
· L’introduction présente les textes du corpus : titres, auteurs et époque sont précisés, cette présentation peut être chronologique ou les textes peuvent regroupés selon leur point commun (mieux, mais plus difficile …), cette présentation est généralement précédée d’un phrase introductive (une définition d’un registre, d’un genre, le thème évoqué …). Après la présentation des textes, vous précisez votre problématique, en lien avec la question posée, puis le plan doit être indiqué.
· Chaque paragraphe doit être structuré suivant les principes de la rédaction d’un paragraphe argumentatif : argument + citation + explication. Les citations doivent être intégrées dans la rédaction, les explications analysent le ou les procédés relevés en les reliant à l’argument. Chaque paragraphe doit être une démonstration qui met en rapport les textes, soit en les liant, soit en les confrontant. Introduisez chaque paragraphe par un lien logique.
· La conclusion doit faire le bilan de l’étude en en rappelant les deux axes (sans vous répétez …) et fournir une réponse précise et définitive à la question posée et à la problématique qui en découlait.
Consacrez une heure à ce travail, il est particulièrement utile pour la deuxième partie, quelque soit l’exercice que vous allez choisir, il vous donnera des éléments de réponse.
Une indication de longueur est parfois donnée, respectez la.
16:20 Publié dans Docs pour bac | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.12.2011
Oral : l'entretien
Organiser et utiliser ses connaissances lors de l’entretien
A la suite de l’exposé, l’examinateur passe à un entretien de 10 minutes. Vous êtes alors jugé sur votre connaissance de l’objet d’étude et sur votre capacité à dialoguer.
S’organiser avant l’examen
· Apprendre les cours ….c’est leur contenu qui permettra de répondre aux questions de l’examinateur.
· Savoir faire des liens entre les documents d’une séquence et entre les séquences de l’année. Pour cela bien connaître son descriptif.
· Ne pas négliger le fait que ce travail préparatoire pour l’oral est aussi essentiel pour l’écrit (connaissances pour la dissertation = références littéraires, le sujet d’invention = notions de genres, de registres, formes de textes …, le commentaire littéraire = histoire littéraire et mouvements …, la question sur corpus = procédés d’écriture …)
Se préparer à être dynamique !!!
· Etre attentif aux questions posées, ne pas hésiter à demander à l’examinateur de les reformuler pour être sûr de répondre à ce qui est demandé.
· S’exprimer de façon claire et précise.
· Ne pas hésiter à relancer ou à élargir le débat, par exemple, en mettant en avant une lecture personnelle. Ne pas subir l’entretien, mais prendre l’initiative.
Répondre aux questions
· Les questions s’appuient sur le descriptif.
· On peut vous demander : des définitions, des connaissances sur un auteur, une interprétation personnelle, un lien entre les textes d’une même séquence, de faire un rapport entre des œuvres de séquences différentes.
· L’examinateur peut poser des questions sur chaque élément du descriptif : une autre lecture analytique, un document complémentaire (textes ou images).
· Il peut aussi vous poser des questions de connaissances sur l’objet d’étude, ou encore élargir le champ et vérifier votre culture générale.
Quelques exemples dans le désordre (et pour l’instant) :
Comment définiriez-vous un héros ?
En quoi Bardamu est-il un anti héros ? En connaissez-vous d’autres exemples ?
Qu’est-ce qu’un héros épique ?
Nana est-elle une héroïne ?
Qu’est-ce que le réalisme ? le naturalisme ?
Que peut apporter la construction romanesque au témoignage historique ?
Quelle vision de l’homme est présente dans Le rapport de Brodeck ?
Commentez le sous titre des Rougon Macquart « une histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second empire ?
Quel est l’apport de la dimension mythologique dans la construction romanesque ?
Qu’est-ce que l’humanisme ?
Quelles sont les causes de l’apparition de cette pensée au XVème ?
En quoi l’utopie a-t-elle un rapport avec l’humanisme ?
Qu'est-ce qu'un apologue ? Quels rapports pouvez-vous faire entre un apologue et une utopie ?
Etc ….
19:41 Publié dans Docs pour bac | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Oral : l'exposé
Critères d’évaluation pour l’exposé (première partie de l’épreuve)
Compétences orales :
· Lecture littérale correcte et expressive
· Qualité de communication et force de conviction
Réflexion et analyse :
· Compréhension littérale du texte
· Prise en compte de la question : pertinence par rapport à l’objet d’étude et à la question posée.
· Appui précis sur les procédés et identification exacte de ceux-ci.
· Références précises au texte pris dans l’objet d’étude dans son ensemble et connaissances littéraires.
Structure de l’exposé:
· Introduction : présentation du contexte littéraire et/ou historique, présentation de l’œuvre puis du texte, problématique et annonce de plan.
NE PAS OUBLIER LA LECTURE AVANT la problématique et l’ANNONCE DE PLAN
· Développement organisé : Annoncer la première partie et les sous parties et commencer l’étude.
Annoncer la deuxième partie et les sous parties et finir l’étude.
Conseils : se reporter constamment au texte, le citer précisément.
Nommez les procédés stylistiques : figures de style, constructions rythmiques et grammaticales …
Ne pas laisser de « blanc », montrer que vous savez où vous allez.
Connaître parfaitement le contexte historique et littéraire : on ne vous pardonnera pas se situer La Fontaine au XVIIIème siècle ….
Attention à votre langage !!! ( « vachement, un truc comme ça, » ….)
Faire une lecture expressive, pas haché, ne pas buter sur les mots, en connaître le sens ( !)
· Conclusion répondant à la question dans un premier temps et élargissant la réflexion dans un deuxième temps (élargissement argumenté permettant de passer à l’entretien)
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